On a pour habitude de se représenter la chute de Adam et Eve comme deux personnes qui finalement n’ont fait que manger un fruit qui était sur un arbre.
Dieu avait dit à Adam de ne pas en manger, mais Adam et Eve n’ont pas obéi.
De ce fait s’en est suivi toute une série de conséquences qui durent encore aujourd’hui.

Le mal entre dans la pensée de l’humain : meurtres, méchanceté, égoïsme, soif de gloire personnelle, etc… autant de manières de penser qui ont pénétré la pensée des humains les éjectant de la position à l’image de Dieu dont ils faisaient l’objet.

Un arbre, un fruit comme on les connait aujourd’hui auraient-ils pu transformer l’homme à ce point ?
Le fait de simplement manger, c’est-à-dire se nourrir d’un fruit aurait-il pu changer l’homme à ce point ?
Ce fruit était-il empoisonné ? Renfermait-il une substance quelconque qui aurait pu faire mourir les humains ?

Lorsque l’on se penche d’un peu plus près sur le passage du livre de la Genèse, nous pouvons trouver quelques réponses qui vont nous éclairer.
Nous pouvons alors nous apercevoir que cet épisode de la chute dans le livre de la genèse est un peu plus imagé que nous pourrions le penser.

Cela voudrait-il dire que tout ne s’est pas vraiment passé comme le livre de la Genèse le raconte ?
Pas du tout !
La Bible n’est pas un livre qui raconte des histoires en dehors de la réalité. Tous ces écrits de livres constituant la Bible sont tout ce qu’il y a de plus réels et vrais. De la même manière que Jésus a parfois parlé en utilisant des paraboles, nous pouvons parfois lire des passages qui ont été écrits dans un style utilisant des images. Mais ces images n’enlèvent rien à la réalité ni aux conséquences que l’histoire raconte.

Dans ce contexte il est intéressant de voir que certains mots peuvent parfois avoir plusieurs significations.
Par exemple lorsque nous lisons :
Genèse 2 : 8  Puis l’Eternel Dieu planta un jardin en Eden, du côté de l’orient, et il y mit l’homme qu’il avait formé.

Le mot traduit par « planté » est dans l’original NATA. Il donne certes une plantation , mais également le fait d’établir quelque chose.  

Le mot original traduit par « jardin » est GAN.
Ce mot veut certes dire jardin, enclos, mais également dans sa forme figurative : une mariée.

Si nous continuons notre lecture, nous arrivons au mot traduit par « Eden » qui est également dans l’original : EDEN.
Ce mot donne la notion de plaisir, de délices, quelque chose de précieux, de délicat, comme une parure.
Ce jardin d’Eden ne serait donc pas uniquement un endroit physique.

Puis Moïse nous dit dans son livre de la Genèse que Dieu a planté ce jardin du côté de l’orient. Là encore l’orient dans l’original est le mot QEDEM.
Ce mot décrit certes une position terrestre (sud-est antique), mais peut également vouloir dire : ce qui est en premier, ce qui vient d’autrefois, le commencement.

Nous pouvons maintenant nous apercevoir que lorsque Dieu a planté un jardin en Eden près de l’orient, nous pouvons retrouver l’image qui nous montre que Dieu a établi Son épouse qui est un plaisir parfait, qui est précieuse, délicate, portant la parure de la présence Dieu sur elle. Ceci a été à l’origine de toutes choses, dès le commencement de tout, Dieu avait Son épouse, Sa créature parfaite.

Un peu plus tard, nous arrivons à l’histoire qui nous intéresse : ce fruit qui a été mangé et qui a généré tant de mal.

Genèse 3 : 2-6 La femme répondit au serpent : Nous mangeons du fruit des arbres du jardin. Mais quant au fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n’en mangerez point et vous n’y toucherez point, de peur que vous ne mouriez. Alors le serpent dit à la femme : Vous ne mourrez point ; mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. La femme vit que l’arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu’il était précieux pour ouvrir l’intelligence ; elle prit de son fruit, et en mangea ; elle en donna aussi à son mari, qui était auprès d’elle, et il en mangea.

Le fruit ici dans l’original est le mot PERIY. Il décrit certes un fruit physique, mais également un fruit dans le sens d’action venant d’une pensée, une postérité, une progéniture.  

L’arbre a été traduit du mot original ETS. Là encore il signifie un arbre comme nous les connaissons, mais aussi du bois en général, comme une potence, une tige de bois, ou un bois de construction formé par l’homme, tiré d’un arbre.

Au-delà de la signification tangible et physique de tout ce récit, il y a comme bien souvent dans les récits de l’Ancien Testament, une autre signification pour nous donner un enseignement précieux.

Dieu a établi Son épouse, Sa mariée, à la racine de toutes choses. Elle est ce qu’Il a de plus précieux, débordante de Sa présence divine, rayonnant de Sa puissance, de Son amour parfait. La création parfaite à l’image parfaite de son époux, les deux ne font qu’un.
Bien sûr l’homme, l’humain est cette épouse parfaite, c’est ainsi que l’homme et la femme ont été créés, dans cette image parfaite, étant comme Dieu leur créateur.

Lorsque Adam et Eve ont décidé de manger ce fruit, c’est une manière de penser qu’ils ont adopté, le fruit dans le sens de l’action que la pensée génère.
Souvent l’arbre porte, il présente et soutient ses fruits. Cette manière de penser en mangeant ce fruit que Adam et Eve ont adopté est devenu irréversible, et s’est transmise à toutes les générations futures. Ce fruit, cette manière de penser qui générait des actions en dehors de la nature de Dieu est maintenant en eux et dans leur descendants. Dieu n’a plus Son épouse comme Il l’a créée, parfaite, rayonnante de Sa puissance et de Son amour. La race humaine, l’épouse de Dieu est corrompue par le mal. Elle a choisi d’adopter une pensée qui ne fait pas partie de la nature de Dieu qui est en elle.  

Avec le temps cette manière de penser s’est installée de plus en plus profondément. Il est facile de voir les différents fruits négatifs qu’elle porte encore aujourd’hui dans les actions humaines autour de nous.

Mais Dieu n’a pas dit Son dernier mot. Après toute une série de périodes, appelées dispensations, Il a planté un nouvel arbre avec un nouveau fruit, qui est un antidote parfait au mal qui ronge l’être humain.

Jésus disait : « Prenez ceci est mon corps, ceci est mon sang, mangez en, et faites ceci en mémoire de moi ».

Là encore il y a une image, car personne ne boit le sang de Jésus ni ne mange de sa chair.
Cet arbre qui est la croix, sur lequel Jésus a été offert, représente ce fruit que nous devons manger pour retrouver ce que nous avons perdu, exactement comme Adam et Eve ont mangé de ce fruit dans le jardin d’Eden.  
Ils ont vu leur manière de penser changer dans le mal après avoir mangé de ce fruit de l’arbre au milieu du jardin.
De la même manière Dieu a planté un arbre en orient, Il y a mis un fruit qu’Il nous propose de manger afin de changer notre manière de penser, et retrouver cette position de mariée parfaite. Jésus sur la croix est le fruit sur l’arbre qui est l’antidote de ce poison que Adam et Eve ont accepté de manger.

Dans la pratique, Jésus nous propose de redevenir cette mariée parfaite, cette moitié de Dieu, rayonnante de Sa puissance , de Son amour, parfaitement à Son image comme Il l’a créée au départ de toute chose.
Lorsque nous acceptons de changer notre manière de penser pour adopter l’enseignement de Jésus (se repentir), nous mangeons de ce fruit sur l’arbre qu’est Jésus sur la croix. Alors tout est nouveau, ce qui est ancien est passé, définitivement terminé, tout est nouveau car nous avons retrouvé notre position à Son image.
Tout se passe au niveau de la pensée. Jésus nous permet de changer notre pensée, il nous suffit de coopérer en le croyant fermement sans douter. Nous sommes alors engagés dans un processus de transformation mangeant régulièrement de ce fruit, c’est-à-dire changeant notre manière de penser dans de plus en plus de domaines, pour adopter la Sienne.  

Et afin de ne pas l’oublier, nous prenons régulièrement du pain et du fruit de la vigne, pour nous remémorer que nous avons mangé un fruit qui a annulé l’effet du premier dans le jardin d’Eden. Nous sommes alors dans une transformation qui nous pousse de plus en plus à Son image.

A bientôt