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On entend bien souvent qu’il faut obéir à Dieu, ce qui n’est bien sûr pas une mauvaise chose sur le fond. Mais quant à la forme que cette obéissance peut avoir dans nos vies, on ne peut pas dire que ce soit l’attitude d’une relation optimale, ni ce que Dieu a prévu à long terme avec Ses enfants.

À lire ce genre de phrases, je comprends que bien des chrétiens peuvent en être choqués, ou même avoir une envie de rejeter cet enseignement avant de l’avoir lu. Mais donnez-vous une chance d’aller plus profondément dans votre relation avec Dieu. 

En fait obéir à Dieu est une phrase tirée principalement de l’ancienne alliance, car on la retrouve de nombreuses fois. On la trouve certes dans la nouvelle alliance également mais bien moins souvent. Certes les Écrits de l’ancienne alliance sont bien plus nombreux, mais cette notion d’obéissance revient néanmoins un peu plus souvent dans l’ancienne alliance.
On peut retrouver plus de 82 fois le mot obéir dans l’ancienne alliance sous différentes formes, contre 26 fois dans la nouvelle alliance. Cela voudrait-il dire que l’on ne doit plus obéir à Dieu dans la nouvelle alliance ?
Pas du tout.
Mais cela veut dire que l’on n’obéit pas à Dieu dans l’ancienne alliance comme dans la nouvelle.

Le problème survient lorsque des chrétiens lisent certains écrits tirés notamment de la loi de Moise, et les appliquent dans le même état d’esprit de cette époque dans leurs vies de tous les jours.
Dans la nouvelle alliance ce n’est plus de l’obéissance à proprement parler.

Dans l’ancienne alliance et notamment sous la loi de Moise, Dieu avait donné toute une série de règles à respecter, 613 lois et 10 commandements. Non pas pour accabler les hommes, mais pour les aider à comprendre qu’ils étaient totalement à côté du standard de sainteté de Dieu. La loi a également eu cette particularité de donner vie au péché, de le rendre réel et tangible aux yeux des hommes. C’est-à-dire que, à cause et grâce à la loi, les hommes ont pu constater que leurs attitudes n’étaient pas en accord avec la personne de Dieu. Les hommes ont réalisé grâce à la loi, qu’ils avaient besoin de changer, mais qu’ils n’en avait pas le pouvoir par eux-mêmes ; ils avaient donc besoin d’une personne qui ferait les choses à leurs places (un sauveur).

De ce fait on devait suivre toutes ces règles. Peu importe si on était d’accord ou pas d’accord, il fallait obéir. Peu importe la pensée des gens, ils devaient se plier à la règle. L’obéissance dans ce cas ne prenait absolument pas en compte l’opinion des gens. Il fallait obtempérer que l’on soit d’accord ou pas ; il fallait se plier à la règle montrant une obéissance totale peu importe les circonstances.
La loi jugeait les actions et non la pensée. On pouvait donc obéir à Dieu en ayant une pensée contraire. C’était d’ailleurs le cas d’un grand nombres de personnes du peuple Hébreux à cette époque.

Les Hébreux en sont devenus pour la plupart très légalistes pendant ces 1400 ans où la loi était la règle principale à suivre.  Le règlement de la loi était devenu leurs sources d’obéissance. Il est facile de voir du temps de Jésus, que beaucoup en sont arrivés à suivre des rites ridicules qui n’avaient plus rien à voir avec l’esprit de la loi.
Les principaux concernés s’appelaient des pharisiens, et des scribes. D’autres mouvements de l’époque étaient composés des sadducéens par exemple.

On en était arrivé par exemple à avoir une apparence très belle, avec des attitudes et des paroles « apparemment très spirituelles », mais avec des pensées désastreuses. Une grande hypocrisie s’était emparée de la pensée de ces gens, ils avaient des paroles et des attitudes qui n’étaient pas du tout en accord avec leurs pensées dans bien des domaines.
Ils se faisaient passer pour des gens aimant leurs prochains, suivant Dieu, mais à l’intérieur leurs pensées étaient corrompues.

Luc 11 : 39  Mais le Seigneur lui dit : Vous, pharisiens, vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat, et à l’intérieur vous êtes pleins de rapine et de méchanceté.

Jésus les a très souvent pris à défaut par diverses paroles, mais eux-mêmes ne se cachaient pas de leurs désaccords avec Jésus :

Matthieu 9 : 34  Mais les pharisiens dirent : C’est par le prince des démons qu’il chasse les démons.

Matthieu 15 : 12  Alors ses disciples s’approchèrent, et lui dirent : Sais-tu que les pharisiens ont été scandalisés des paroles qu’ils ont entendues ?

Matthieu 16 : 12  Alors ils comprirent que ce n’était pas du levain du pain qu’il avait dit de se garder, mais de l’enseignement des pharisiens et des sadducéens.

Il y a encore des dizaines d’autres exemples où Jésus dénonce leurs attitudes hypocrites. Il s’agissait d’une pseudo obéissance, mais qui en fait cachait une désobéissance et un esprit centré sur soi.

Dans l’ancienne alliance, et donc plus particulièrement sous la loi de Moise, on devait suivre comme je le disais plus haut, toute une série de 613 règles et 10 commandements. Que l’on soit d’accord ou pas, on devait suivre ces règles.
Peu importe si une personne le faisait contrainte et forcée par la loi, ou de son plein grès, l’essentiel était de suive la règle.
Dans ce cas on pouvait donc dire que l’on obéissait à Dieu.

Obéir signifie :  Se soumettre à quelqu’un en se conformant à ce qu'il (elle) ordonne ou défend.  Se conformer, se plier à ce qui est exigé par autrui ou par soi-même.

Le fait d’obéir peut donc se faire de plein grès ou forcé. Dans le fait d’obéir on n’intègre pas la notion de volonté, on ne prend pas en compte la notion d’être en accord ou d’être en désaccord.

Il arrive trop souvent que des chrétiens obéissent à Dieu sans être convaincus qu’ils font une bonne chose. On entend souvent des phrases comme : « Il faut obéir », ou bien « Je n’ai pas envie mais je dois obéir, car Dieu ne sera pas content si je ne le fais pas », ou encore : « Si je n’obéis pas je ne serai plus béni ».  De telles paroles ne sont que le fruit d’être centré sur soi, sans avoir compris l’essence même de notre relation avec Dieu par le salut en Jésus Christ.

La Bible nous dit dans ce passage que si je ne suis pas convaincu de ce que je fais, en d’autres mots, si je fais quelque chose contraint et forcé, alors je pèche.

Romains 14 : 23 …Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché.

Autrement dit, à chaque fois que j’obéis à Dieu sans être convaincu que ce que je fais est la meilleure des choses à faire, alors je pèche.

Lorsque l’on doit obéir, notre condition et notre pensée importent peu, il faut obtempérer. Si vous roulez sur une route limitée à 60km/h, peu importe si vous souhaitez rouler plus vite ou pas, vous devez vous conformer à la règle peu importe votre pensée du moment, car dans le cas contraire vous en subirez les conséquences négatives sous diverses formes.
On peut dire que c’était un peu la même forme d’obéissance sous la loi.

Aujourd’hui les choses ne sont plus du tout sous la même forme. Jésus est allé bien plus en profondeur lorsqu’il est venu accomplir cette loi et nous proposer cette période de grâce. Désormais Dieu vient en nous et grave Sa mentalité dans notre manière de penser.

Hébreux 10 : 16  Voici l’alliance que je ferai avec eux, Après ces jours-là, dit le Seigneur : Je mettrai mes lois dans leurs cœurs, Et je les écrirai dans leur esprit, il ajoute:

Il n’est donc plus question aujourd’hui pour une personne née de nouveau de « s’acquitter » d’une obéissance à Dieu.
On n’obéit pas à Dieu comme on le faisait sous la loi.
Aujourd’hui, et parce que je suis né de nouveau, Dieu a gravé toute Sa nature, Sa manière de penser, Sa manière de voir les choses, dans mon esprit.

Je n’obéis plus à Dieu, je deviens comme Dieu. Et si je deviens comme Dieu, alors je pense comme Dieu. Si je pense comme Dieu, alors je parle comme Dieu. Et si je parle comme Dieu, alors j’agis comme Dieu. Si j’agis comme Dieu alors je n’obéis plus à Dieu car je suis comme Lui. Je n’obtempère plus, car c’est Sa nature qui est devenue ma nature, ma personne est comme un miroir de la Sienne.
On ne parle plus d’obéissance dans ce cas, mais  plutôt de transformation, de métamorphose à Son image.

Nous pourrions dire que tout ceci est très beau, mais que dans la pratique cela ne se passe pas toujours de cette manière.
Oui absolument c’est malheureusement le cas pour la grande majorité des chrétiens, justement parce qu’ils n’ont pas compris ou pas accepté le fait que l’on n’est plus dans une « obéissance » envers Dieu, mais dans un processus de totale transformation à Son image.

Je ne prie pas parce que la Bible le dit.
Je n’aime pas mon prochain parce que c’est écrit dans la Bible.
Je ne me rends pas dans une église locale parce que je dois m’en acquitter.
Je ne parle pas de l’Évangile autour de moi parce que Jésus me dit de le faire.

Nous pourrions allonger encore cette liste de bien des actions de notre vie. Si je fais toutes ces choses c’est parce que la nouvelle personne que je suis depuis ma nouvelle naissance se développe de plus en plus. Il n’est pas question de me forcer à faire quoi que ce soit, car dans ce cas je vais pécher.   
La nouvelle personne que je suis est de plus en plus à l’image de Dieu, ayant exactement la même nature que Lui.
Alors je fais les choses parce que je veux les faire, parce que cela fait partie de moi.

Je prie parce que j’en ressens le besoin.
J’aime mon prochain parce que je suis comme mon Père.
Je me rends dans une église locale ou un groupe de chrétiens, parce que j’aime me retrouver avec mes frères et sœurs.
Je parle de l’Évangile autour de moi parce que la vie des autres est devenue importante pour moi.

Une fois que j’ai accepté et compris cela dans mon âme, alors les choses deviennent bien plus faciles. Je n’obéis plus à Dieu, je deviens comme Lui.
On a souvent cette description de l’âme comme une entité rebelle, qui ne sait faire que le mal. Mais ce n’est pas la vérité, la Bible ne dit pas que notre âme est mauvaise, mais qu’elle est simplement faible, ce qui est tout à fait différent.

Marc 14 : 38  Veillez et priez, afin que vous ne tombiez pas en tentation ; l’esprit est bien disposé, mais la chair est faible.

Il est très possible que notre âme se range du côté de notre esprit. Certes mon âme ne sera jamais parfaite car elle est faible et aura toujours cette tendance à se laisser un peu aller. Mais ce n’est pas pour autant qu’elle n’est pas capable de prendre volontairement de bonnes décisions influencées par mon esprit.
De ce fait, mon âme peut en arriver à un stade où elle désire manifester cette nature de Dieu et se laisser diriger par mon esprit. Elle restera faible mais néanmoins avec une bonne motivation.

L’image est un peu comme celle d’un seau percé.
Si on souhaite que ce seau reste rempli d’eau, il n’y a qu’un seul moyen : il faut que l’on y rajoute de l’eau très régulièrement, presque en permanence. Il en va de même avec notre âme, si je la renouvelle très régulièrement, si je la remplie de ce que Dieu dit, alors elle va demeurer dans un état où elle sera volontairement soumise à mon esprit et ira dans le sens de la nature de Dieu.
Quelle différence y aurait-il entre un seau percé qui est sans arrêt alimenté en eau, et un seau non percé rempli d’eau ?
Aucune au niveau du contenu, les deux seront constamment remplis d’eau.

Je veux par cela simplement montrer que c’est une chose tout à fait possible.
C’est à force de la saturer de la présence de Dieu, de ce qu’Il dit de moi, que mon âme va être régulièrement renouvelée. Une fois dans cet état de renouvellement, je ne fais plus les choses parce qu’il faut les faire, ou parce que la Bible le dit, mais parce que je deviens comme Dieu. Mon âme pourra aussi penser comme Lui, parler comme Lui, et agir comme Lui. Elle restera faible c’est un fait, mais ira dans le sens de mon esprit.

Je serai alors dans la capacité de voir cette nouvelle personne que je suis en Jésus Christ, se développer.

De ce fait je ne suis plus dans une obéissance au sens littéral envers Dieu, mais dans un processus de transformation qui me rend de plus en plus comme Lui. Je ne cherche plus à obtempérer ni à obéir, mais je suis transformé à Son image, alors l’obéissance disparaît pour laisser place à mes pensées qui vont dans le même sens que les Siennes.

A bientôt