Imaginez-vous dans un pays lointain où vous parleriez de la grâce de Jésus autour de vous.

Là, vous êtes accusé de trahison par le gouvernement en place !
Vous êtes arrêté, on vous met en prison.

• Quelle serait votre réaction dans cette prison ?

Puis un matin on vous apprend que l’on a décidé de vous transférer dans une autre juridiction pour vous juger.
Alors vous embarquez sur un bateau pour vous y rendre.

Soudain une tempête se lève, comme sur cette image, on ne voit plus le soleil depuis des semaines. La mer est plus que démontée.
Depuis plus de dix jours vous ne pouvez rien manger tellement vous êtes secoué dans les flots déchaînés !

• Quelle serait votre réaction à bord de ce bateau ?

Depuis des jours et des jours, la coque du bateau reçoit des coups de vagues puissantes de plus en plus violents. On entend la structure craquer dangereusement.
Soudain, c’est la vague de trop, le bateau prend l’eau, il commence à couler !
Très rapidement vous vous retrouvez dans l’eau essayant de nager comme vous le pouvez, peut-être pour atteindre un canot de sauvetage. C’est dur, les vagues passent au-dessus de votre tête et parfois vous submergent.
• Quelle serait votre réaction à ce moment dans l’eau, en pleine mer ?

Finalement vous arrivez dans un canot, vous et vos compagnons arrivez à rejoindre une côte.
Vous sortez de l’eau, il fait froid car nous sommes en hiver. Alors vous vous dites : « Enfin au sec ! », mais là il commence à pleuvoir, et l’humidité vous glace jusqu’aux os.
Les habitants de cette île viennent vers vous, ils sont très accueillants, et allument un grand feu pour vous réchauffer.
Puis une idée vous vient : « Je vais prendre du bois pour alimenter le feu ».
Mais lorsque vous prenez ce fagot de bois, un serpent mortel vous mord à la main.
• Quelle serait votre réaction avec ce serpent pendu par la mâchoire au bout de votre bras ?
• Commenceriez-vous à dire : « C’est vraiment une sale journée !! j’en ai marre ! ».
• Ou peut-être diriez-vous : « Oh mon Dieu que se passe-t-il ? Est-ce que tu m’as abandonné ? ».

Après cette morsure, la puissance du Saint Esprit aurait empêché toute contamination du venin dans votre corps.
Là exténué, vous vous allongez peut-être sur le sable, ayant déjà dépassé la limite humaine de vos forces. Tout à coup revient cette pensée que vous êtes en route pour être jugé, peut-être même être emprisonné à vie.
• Quelle serait votre réaction ?
• Sombreriez-vous dans une déprime ?
• Diriez-vous à Dieu de vous prendre au ciel maintenant ?
• Est-ce que vos nerfs craqueraient ?

Au bout d’un moment le chef de l’île vous fait entrer chez lui et vous présente son père malade. Après avoir prié pour sa guérison, on vous emmène tous les malades de l’île. Peut-être des centaines de gens pour lesquels vous allez devoir prier les uns après les autres.
• Quelle serait votre réaction ? allez-vous dire : « Je suis fatigué, stop, ça suffit, j’arrête, trop c’est trop !! Il faut que je pense un peu à moi. Eh les gars, vous voulez que je vous raconte mes trois dernières semaines ? ce n’était pas vraiment des vacances !!! . En plus je suis accusé à tort, je vais être jugé bientôt, peut-être emprisonné à vie, alors vos malades…, désolé mais j’ai autre chose en tête pour le moment !».
• Ou feriez-vous passer les autres avant vous ? en disant : « Merci mon Dieu car tu as préservé ma vie dans toutes ces situations les unes après les autres. Je suis en Toi et Tu es en moi, j’ai Ta nature. Alors je sais que Tu aimes, et moi je veux aimer comme Tu aimes. Merci pour cette opportunité que Tu me donnes afin de prier pour tous ces malades, et surtout prendre l’opportunité de leur parler de la grâce que Tu leur as fait en Jésus. Whoo… ça va être formidable ! ».

Vous pouvez lire toute cette histoire dans Actes 27 et 28.
Paul était tourné vers les autres. Il avait compris que ce n’était pas à lui de s’occuper de sa propre vie, mais que son Père s’en occupait pour lui. Son prochain passait avant lui, avant son confort, avant sa sécurité, avant sa fatigue morale et physique.
C’est ainsi que la vie chrétienne se vit, en aimant son prochain comme soi-même, en mettant les besoins de mon prochain au même niveau que mes propres besoins.

Il n’y a rien d’exceptionnel à agir ainsi, ce n’est que la vie chrétienne normale…

Votre vie ressemble-t-elle à ce genre d’exemple d’amour pour votre prochain ?
Vous avez le choix d’oublier ce que vous venez de lire, ou bien de l’intégrer dans votre vie… Dieu vous aimera tout autant dans les deux cas.
Mais l’un ou l’autre vous montrera si on peut vous appeler « Comme Christ », c’est à dire un chrétien.

A bientôt